Dans l’ombre des grandes opérations commerciales qui alimentent l’économie centrafricaine, des hommes et des femmes travaillent quotidiennement pour garantir l’acheminement des marchandises depuis le Port de Douala jusqu’en République Centrafricaine. Parmi les acteurs les plus importants de cette chaîne logistique figure l’Agence du Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC) de Douala. Placée sous la direction de Monsieur Ousta ZAKARIA, cette structure stratégique joue un rôle déterminant dans l’organisation, le contrôle et la régulation du transport routier des marchandises sur le corridor Douala-Bangui, véritable poumon économique de la République Centrafricaine.
- Un acteur clé des échanges entre le Cameroun et la RCA
- Une collaboration permanente avec le BGFT Cameroun
- Les documents indispensables au transport international
- Des défis qui freinent le développement du transport centrafricain
- Le plaidoyer du BARC pour des transporteurs plus compétitifs
- Les grands défis
- Le Chef d’Agence Ousta ZAKARIA et son équipe
- Un outil stratégique pour l’économie nationale
Un acteur clé des échanges entre le Cameroun et la RCA
La coopération entre le Cameroun et la République Centrafricaine en matière de transport terrestre repose sur une Convention bilatérale signée en décembre 1999 qui définit les règles de circulation des marchandises et les mécanismes de répartition des frets entre les transporteurs des deux pays.
Dans ce dispositif, le BARC assure plusieurs missions essentielles :
- Le contrôle des opérations de transport
- Le suivi administratif des marchandises destinées à la RCA
- L’application des accords bilatéraux de transport
- La protection des intérêts des transporteurs centrafricains
- La facilitation de la circulation des marchandises sur le corridor
Une collaboration permanente avec le BGFT Cameroun
Le Bureau de Gestion du Fret Terrestre (BGFT) et le Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC) constituent deux maillons complémentaires d’une même chaîne. Le BGFT est chargé de la gestion administrative des frets et de leur répartition conformément aux accords sous-régionaux. Le BARC, quant à lui, veille au contrôle opérationnel des transports, à la conformité documentaire et à la bonne exécution des opérations sur le terrain.
Les documents indispensables au transport international
- La Lettre de Voiture Internationale (LVI) : document de référence pour le transport des marchandises entre deux États
- La Lettre de Voiture Obligatoire (LVO) : document de contrôle et de suivi
- Le Sauf-Conduit : autorise le déplacement des marchandises ou des véhicules dans des conditions définies
- La Lettre de Voiture Intérieure : concerne les opérations de transport à l’intérieur d’un même territoire national
Des défis qui freinent le développement du transport centrafricain
Plusieurs obstacles continuent d’affecter le secteur :
- La question de l’équilibre dans la répartition des frets
- Le fret privé échappant au mécanisme classique de répartition
- Les achats directs de l’État qui pourraient davantage contribuer au renforcement des entreprises nationales
- Les cargaisons humanitaires représentant un potentiel important
- Le vieillissement du parc automobile
- Les contraintes portuaires (problème de connexions CAMSYS, carence de GPS)
Le plaidoyer du BARC pour des transporteurs plus compétitifs
Les professionnels du secteur appellent à des mesures fortes :
- La mise en place de mécanismes de subvention pour l’acquisition de nouveaux camions
- La création de lignes de crédit adaptées au secteur du transport
- L’implication accrue des banques dans le financement des moyens roulants
- Le développement de partenariats public-privé favorisant le renouvellement du parc automobile
Les grands défis
Pour renforcer l’efficacité du corridor Douala-Bangui, plusieurs priorités s’imposent :
- La poursuite et le suivi du démantèlement des barrières illégales
- La fluidification du trafic routier
- La viabilisation du site centrafricain de 10 hectares destiné aux activités logistiques au Port de Douala
- La réhabilitation des infrastructures routières en République Centrafricaine
- Le respect rigoureux du temps de repos des conducteurs
Le Chef d’Agence Ousta ZAKARIA et son équipe
À la tête de l’Agence du BARC de Douala, Monsieur Ousta ZAKARIA incarne une nouvelle dynamique fondée sur la proximité avec les opérateurs économiques, le professionnalisme et la recherche permanente de solutions aux préoccupations des transporteurs. Sous sa conduite, l’agence s’appuie sur une équipe de quinze agents qualifiés, dont cinq contrôleurs déployés au poste stratégique de Yassa.
Un outil stratégique pour l’économie nationale
Au-delà de ses missions administratives, le BARC apparaît aujourd’hui comme un véritable instrument de souveraineté économique. Son action participe à la sécurisation des échanges commerciaux, à la protection des intérêts nationaux et à la promotion du transporteur centrafricain. Sous l’impulsion du Président du Conseil d’Administration Son Excellence Sani YALO à travers l’engagement de son Chef d’Agence, Monsieur Ousta ZAKARIA, et de l’ensemble de ses collaborateurs, le BARC de Douala confirme son rôle de sentinelle du corridor Douala-Bangui et de partenaire incontournable du développement économique de la République Centrafricaine.
Fabrice GBANGA









