L’EQUATORIAL (L’EQ) : Monsieur le Consul, quelques mots sur votre nomination à la tête du Consulat de la République Centrafricaine à Douala ?
Monsieur Rodrigue BANGO (M.R.B) : Je tiens d’abord à remercir Son Excellence, Professeur Faustin Archange TOUDERA, Président de la République, Chef de l’Etat, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ainsi que Mme Sylvie BAÏPO TEMON, Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger pour la confiance placée en ma modeste personne. J’ai été nommé Vice-Consul de la République Centrafricaine à Douala le 28 mai 2024. Cette nomination constitue pour moi un honneur, mais également une lourde responsabilité au regard de l’importance stratégique de Douala pour notre pays.
L’EQ : Quand avez-vous officiellement pris fonction ?
M.R.B : J’ai officiellement pris fonction le 7 juin 2024 au cours d’une cérémonie présidée par Madame l’Ambassadeur de la République Centrafricaine au Cameroun.
L’EQ : Quelle est la principale orientation de votre lettre de mission ?
M.R.B : La lettre de mission s’articule autour de plusieurs axes prioritaires :
- Rapprocher davantage les services consulaires des usagers
- Moderniser le fonctionnement du Consulat
- Améliorer la qualité de l’accueil réservé aux ressortissants centrafricains et aux partenaires
- Renforcer la protection consulaire
- Contribuer à la promotion des relations économiques entre la République Centrafricaine et le Cameroun
L’EQ : Pouvez-vous rappeler l’histoire du Consulat centrafricain à Douala ?
M.R.B : Le Consulat de la République Centrafricaine à Douala est une institution créée en 1973 afin de répondre aux besoins croissants de représentation de notre pays dans la capitale économique camerounaise. Depuis sa création, cette institution joue un rôle essentiel dans l’encadrement de la communauté centrafricaine, l’accompagnement des opérateurs économiques ainsi que le renforcement de la coopération entre nos deux pays frères. J’ai aujourd’hui l’honneur d’être la dixième personnalité à occuper cette fonction à Douala.
L’EQ : Quelles sont les raisons qui ont conduit à la délocalisation volontaire du Consulat ?
M.R.B : Cette décision résulte d’une réflexion approfondie menée dans le cadre de la modernisation de notre administration consulaire voulue par le Président de la République. Plusieurs facteurs ont motivé cette décision : la nécessité d’offrir un cadre de travail plus adapté, l’obsolescence des anciens locaux occupés depuis 1986, l’accroissement des sollicitations et la volonté de renforcer la sécurité des biens et du personnel.
L’EQ : Quels sont les principaux services offerts par le Consulat ?
M.R.B : Le Consulat offre une gamme complète de services : délivrance des passeports et documents de voyage, légalisation et certification de documents, assistance aux ressortissants en difficulté, inscription au registre des Centrafricains de l’étranger, informations sur les procédures administratives, et accompagnement des opérateurs économiques dans leurs démarches.
L’EQ : Quel message adressez-vous à la diaspora centrafricaine ?
M.R.B : J’invite tous nos compatriotes à se rapprocher du Consulat, à s’y faire recenser et à contribuer au rayonnement de notre pays. Le Consulat est leur maison. Nous sommes là pour les écouter, les accompagner et défendre leurs intérêts. Ensemble, nous pouvons faire de cette représentation un véritable outil au service de la République Centrafricaine et de ses citoyens.









